La trilogie VOYAGER par Stéphane Desienne

J’ai beau me dire que je n’ai pas trop le temps de blogguer pour parler de mes (nombreuses) lectures, il fallait que je vous présente cette superbe trilogie de science-fiction que j’ai fini de dévorer.

J’avais découvert le tome un de ce roman dans son édition chez Numerik livres et avais  beaucoup aimé ma lecture. Après la fermeture de cette maison d’édition, le tome un et les deux tomes suivants ont trouvé un nouvel écrin aux éditions du 38, et j’avoue être sortie éblouie de ma lecture, à l’instant.

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(chouettes couvertures, déjà)

La mission Voyager, en vrai, ce sont deux sondes envoyées en 1977 à des fins d’exploration spatiale de notre système solaire, d’une mission initiale de 5 ans et bardées d’instruments de mesures. Elles ont permis d’approcher pour la première fois des planètes lointaines et d’en envoyer les photographies.

Elles sont porteuses en outre de disques de cuivre présentant un schéma du système solaire, un dessin d’une femme et d’un homme, des photos, des extraits de musique et de sons, et éléments expliquant notre système numérique et les grandeurs employées en physique.

Véritable message de l’Humanité adressé à d’autres intelligences que nous, elles croiseront une autre étoile dans 40 000 ans. A ce jour, au moins Voyager 1 a quitté notre système et se trouve dans l’espace interstellaire après plusieurs décennies de mesures et scientifiques inestimables transmises à la Terre, bien au-delà de ce qui était espéré au départ par ses concepteurs.

Moi, rien que ça, ça me fait rêver.

Des films font référence au projet Voyager : citons le premier film Star Trek, the movie, de Robert Wise, datant de 1979, Starman de John Carpenter, en 1984, je cite ceux que j’ai vus. Si vous en connaissez d’autres, je suis preneuse des références.

Le roman, maintenant.

Parlons surtout de Jonctions, le tome un, pour ne rien divulgâcher de la suite !

2177 : Les humains ont exploré le système solaire et installé diverses bases et colonies, plus ou moins lointaines. La Terre est surpeuplée, avec une population de 15 milliards d’individus survivant dans une atmosphère affreusement polluée. Des groupes se partagent le pouvoir au sein de ces différents ensembles humains, aux intérêts divergents.

Le Lewis&Clarke, un éclaireur commercial, est envoyé par son employeur à 700 unités astronomiques de la Terre, récupérer deux vieilles sondes revenues on ne sait comment dans le secteur, pour le compte d’un client privé. A sa tête, la capitaine Vilma Bates. La pilote Karoll Branningham, dite Brane, collabore en bonne intelligence avec Chip, le chimpanzé augmenté équipé d’une puce q-chip permettant des calculs accélérés de trajectoire quantique dont sont incapables les humains, doué de parole. Les transes computationnelles de Chip et de ses semblables ont permis l’exploration lointaine du système solaire et sa colonisation. Badger, un ingénieur et Max un infirmier complètent l’équipage.

Bien entendu, les vieilles sondes sont les sondes Voyager dont on ne sait plus grand chose depuis que le Reboot, un incident informatique majeur à l’échelle mondiale, a plongé une grande partie de l’histoire de l’humanité dans l’oubli.

Ils récupèrent les sondes et constatent que les disques de cuivre ont disparu.

Qui les a récupérés ?

Commence alors une histoire passionnante dont je ne révélerai pas le moindre détail pour vous en laisser le plaisir. Il y est question néanmoins de lutte pour le pouvoir, d’émerveillement, de la Lune, de stations spatiales en rotation comme dans The Expanse, d’un réalisme dans la description des conditions de vie dans l’espace… Que dire ? Il y a de l’humanité, de la haine, de la vengeance, de l’espoir, et des personnages… Je suis le travail de Stéphane depuis pas mal de temps (j’ai du louper une ou deux nouvelles), et je suis de plus en plus ravie de la place qu’il donne aux personnages divers, féminins, racisés, d’orientations sexuelles diverses. Et là, quel personnage que Chip !

Voilà pour le tome un.

J’ai toujours peur, dans les histoires en plusieurs tomes, que la suite ne me déçoive. Et là, j’ai dévoré les tomes deux Confins et trois Andromède.

La montée en puissance de l’histoire est fabuleuse et franchement, cela faisait longtemps que je ne m’étais pas autant régalée dans un roman de science-fiction, certes de hard science, mais racontée avec ce qu’il faut d’explications pour que la non-scientifique que je suis comprenne, et une telle place accordée à l’histoire des personnages, à leurs sentiments, le tout servi par une intrigue digne d’un thriller !

Non non, je ne dirai rien de plus.

Du futur avec de l’espoir, qui vous fera briller les yeux et trembler pour les personnages, ça vous dit ? Alors, jetez-vous sur ces bouquins.

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