Le temps des récoltes

Comment hiérarchiser tout ça ?

Je ne sais pas si vous avez déjà eu ce sentiment, que parfois tout arrive en même temps. Des choses longuement préparées, espérées, rêvées, qui se télescopent, voire se cannibalisent.

Pour moi, je suis complètement dans cette sorte de dynamique où je vis tout à la fois :

– la sortie tant espérée de mon roman Sous la lumière d’Hélios : et ça y est, c’est là, c’est maintenant !

– la publication de plusieurs nouvelles : dans Dimension Rock (j’en parlerai dans un autre billet plus en détail), dans Malpertuis XI. Et d’autres doivent suivre.

– les 6ème Aventuriales, imminentes, espérées, et pour lesquelles nous continuons à croiser les doigts dans le contexte que l’on sait.

– et le projet dans le projet : la remise du prix Aventuriales, premier du nom, prix littéraire récompensant une œuvre de SFFF publié dans une petite maison d’édition.

Il faudrait que je me démultiplie pour consacrer à tous ces événements un travail promotionnel de qualité, c’est-à-dire suffisant pour les faire connaître et les relayer sur les réseaux, mais sans trop en faire pour ne pas saouler le public. Équilibre délicat, s’il en est. Et en ce moment, je ne touche pas terre.

Par ailleurs, je dois consacrer du temps de qualité à un travail personnel de fond : construire mon image de romancière, en communiquant avec la presse par exemple, mais aussi au travers de mon site, pour le faire vivre. Publier des nouvelles est une chose, mais sortir un roman constitue une étape importante dans la vie d’un auteur. Contrairement à ce qui se produit en anthologie où l’on partage le sommaire avec d’autres écrivains de façon quasi anonyme, un seul nom apparait sur la couverture d’un roman. Il y a une part indéniable de fierté en gravissant cette marche, mais également de la peur. Celle de sortir de l’ombre, de dévoiler une part de soi que l’on a forcément révélée entre les lignes du texte, de décevoir peut-être aussi. Un roman, c’est un peu comme un enfant auquel on a consacré du temps et de l’effort : on attend de lui des miracles lorsqu’il quitte le nid, mais peut-être sera-t-il juste un être humain avec ses qualités et ses défauts, qui ne plairont pas à tout le monde…Un être qui fera sa route et qui restera toujours votre bébé.

De plus, mon jardin est en plein boum : pommes, tomates, quelques courgettes, épinards en arbre, noisettes, je n’ai jamais autant produit dans le modeste espace que je consacre à mon potager (fort récent du reste). Là aussi, il faudrait que je sois plus présente pour semer de l’engrais vert, voire des légumes d’hiver.

Comme pour les textes de fiction et comme pour les Aventuriales, il faut semer, arroser, faire pousser, planter, surveiller, et attendre que le petit miracle se produise, ce moment magique où tout apparait, fini, construit. Corrections, BAT, travail sur la couverture, plus tout ce que l’éditeur fait de son côté pour les livres ; installation du site, accueil des bénévoles, des partenaires d’animation, du public, arrivée des auteurs et des maisons d’édition pour le salon.

C’est le temps des récoltes, celui qui récompense les efforts consentis, qui ne doivent pas se voir pour préserver la magie de l’instant.

Et quand ce sera fini ? Eh bien, il faudra s’occuper du roman suivant, d’écrire d’autres nouvelles, des prochaines Aventuriales, sélectionner les livres pour le prix 2021, bref, semer de nouveau !

Du travail, mais les récompenses en valent la peine.

Et mes tomates sont délicieuses, je vous assure (merci à Luce pour les nombreux plants qu’elle m’a donnés ! )

5 commentaires sur “Le temps des récoltes

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