Mes lectures 2019 : bilan !

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(papa Nowel m’a gâtée cette année : ce seront des lectures pour 2020)

Vous l’attendiez, ou pas, d’ailleurs… Bref, voilà ce que j’ai à dire des livres que j’ai lus en 2019.

C’est une bonne habitude prise depuis deux ans : étudier mes habitudes de lecture, en quantité et en qualité. Cela m’est utile, ne serait-ce que pour éviter de me jeter comme une folle sur tout ce qui sort : avoir une idée de ce que je peux lire en un an me permet de tempérer, un peu, ma fièvre acheteuse.

Participer en mode décontracté à quelques challenges de lecture (femmes autrices de SFFF, par exemple, le défi de la PAL sur Cocyclics, et le printemps de l’imaginaire francophone, pour ne citer que les principaux) m’a aussi aidée à sortir de mes lectures habituelles, découvrir de nouveaux auteurs.trices ou des maisons d’édition inconnues.

Évidemment, la sélection pour le prix Aventuriales a été un moteur fort pour les lectures francophones…ainsi que l’occasion de discussions passionnantes avec les autres membres du comité de sélection.

J’en suis grosso-modo au même point que l’an dernier avec 92 livres (ou BD, et dont quelques nouvelles à l’unité) ouverts. J’en étais à 85 l’an dernier.

Sur cette liste, j’en ai terminé 78 (pas mal ! )

comprenant :

      • 44 romans (dont un à paraître, en tant qu’alpha-lectrice),
      • 7 recueils de nouvelles ou anthologies,
      • 2 essais,
      • 17 bandes dessinées,
      • 6 nouvelles à l’unité.

À tout seigneur, tout honneur : les romans

44 lus dont 41 en SFFF, c’est mieux qu’en 2018 (37 SFFF) et 2017 (18 en SFFF… annus horribilis de la lecture chez moi).

Alors, quels ont été mes chouchous ?

Mon chouchou de l’année, c’est le roman à paraître. Il s’appelle Plein-Ciel, son autrice est Siècle Vaëlban. Retenez bien ce nom, il appartient à une personne dont la sensibilité, l’intelligence et la fantaisie ébouriffante vont donner le jour à de petits chefs-d’œuvre, en cours de travail à ce jour. Vous pourrez en apprendre plus sur elle ici. Je suis tombée en amour de ce roman, qui m’a complètement chamboulée : c’est beau, humain, drôle, terrible, incroyable d’originalité. Voilà, c’est dit.

Après, j’ai lu d’autres excellentes choses, publiées cette fois ! Parfois de très gros pavés, des livres qui se lisent vite, d’autres moins. Parfois, et plus souvent, des romans plus ramassés, comme les nerveux bouquins d’Aurélie Wellenstein, qui remporte cette année chez moi la palme du nombre de romans lus d’un même auteur, avec :

  • la fille de Tchernobyl
  • Le Dieu Oiseau
  • Mers Mortes
  • la mort du temps (oui, j’avais un méga retard ! )

Bon, je suis fan de sa plume, de ses thèmes de prédilection, de ses personnages. Le Dieu Oiseau est une claque de violence et d’imaginaire, la Mort du Temps un thriller haletant flirtant avec la SF, Mers Mortes un plaidoyer désespéré pour sauver les océans. Quant à la fille de Tchernobyl, c’est un texte qui plaira sûrement aux personnes qui ont vu la série récente, en ajoutant une touche de fantastique au sujet. Voilà, lisez Aurélie Wellenstein.

En deuxième position du trophée du nombre de livres lus d’un même auteur se trouve Stéphane Desienne. Je ne vais pas vous seriner encore une fois que j’ai adoré la trilogie Voyager, je l’ai largement écrit ici. Si vous aimez la SF, et même si vous ne l’aimez pas, donnez une chance à ce récit qui vous mettra des étoiles dans les yeux.

Ensuite, un peu en vrac, j’ai beaucoup aimé le Puits des Mémoires, une trilogie de fantasy par Gabriel Katz. Sur un démarrage très classique (des personnages se réveillent amnésiques), l’auteur nous déploie une histoire haletante qui ne lâche pas le lecteur avant la fin.

J’ai acheté aux Imaginales Avec joie et docilité de Johanna Sinisalo, une excellente lecture (une vraie claque pour tout dire) qui rappelle un peu la servante écarlate de Margaret Atwood. Dans le genre dystopique, c’est une réussite. Et c’est super bien traduit, en plus.

J’ai découvert la plume de Frédéric Czilinder avec Wake the dead, et sa suite Danse Macabre. J’en ai parlé ici, et ce roman garde sa place de roman pop-corn préféré de l’année, réjouissant.

J’ai aussi enfin lu l’Homme maigre de Xavier Otzi, qui attendait sur ma PAL depuis un bon moment, et j’en parle , ainsi que le Rapport Oberlander de Laurent Mantese, dont je parle ici. Du très bon.

Autre roman coup de cœur : Mojunsha tome un, Panthère des Ténèbres de Sara Pintado : une fantasy très originale dans une ambiance indienne dont j’attends la suite avec impatience.

J’ai aussi beaucoup aimé Sur Mars, d’Arnaud Pontier, une novella en forme de journal de bord, réaliste et humaniste.

En fin d’année, une belle claque (désespérante) : Replis d’Emmanuel Quentin. Un récit nerveux, haletant, sur plein de sujets d’actualité…mais pas uniquement – heureusement.

J’ai aussi lu un peu d’anglo-saxon, mais rien de bien génial. J’ai été un peu déçue par Artémis d’Andy Weir, alors que j’avais adoré Seul sur Mars. Le fait est que j’ai largement privilégié les auteurs francophones.

Voilà pour les romans de SFFF.

En non SFFF, du pas mal sans plus et quelques abandons. Rien ne m’a transportée, fait réfléchir plus que ça ou même juste rêver. Et pourtant, il y avait un prix Goncourt dans le tas ( avec des phrases interminables et une fin en queue de poisson. J’ai lâché l’affaire au bout de la première novella, je me suis ennuyée…) ainsi qu’un roman encensé par la critique que j’ai trouvé superficiel, avec des personnages et des situations (pourtant contemporains) peu crédibles. Voilà voilà.

Ensuite, parlons des recueils de nouvelles ou anthologies. J’en avais lu très peu depuis deux ans, il fallait que j’arrange ça. Je me suis donc inventé un challenge de lecture de nouvelles au mois de juin, où j’ai concentré ces livres : mon préféré de l’année est Fragments de fleurs aux pétales cramoisis de Santiago Eximeno, traduit par Jacques Fuentealba. J’en ai parlé dans ce billet, ce fut une belle découverte. Vous trouverez mes retours sur ce challenge perso de lecture sur ce même blog.

Idem, j’ai lu des nouvelles à l’unité, majoritairement chez les éditions 1115 (voir ici ce que j’en ai pensé pour plusieurs). Il y a du Luce Basseterre, du Frédéric Czilinder (encore lui ! ^^), du Emmanuel Quentin (aussi) et du Nicolas le Breton.

Côté BD, j’ai continué avec beaucoup de plaisir les séries tirées des romans de Pierre Bottero : Ellana et la quête d’Ewilan. J’ai découvert Imbattable de Jousselin, un petit régal. J’ai acheté au festival Des Volcans et des Bulles à Lezoux les tableaux de l’ombre, de Jean Dytar, un très bel album plein d’humour si vous aimez le Louvre et ses œuvres. Je me suis fait un petit plaisir en relisant Hipster than ever, de Kevin, une série de strips hilarants sur les modes de notre époque. Je ne peux plus parler de boulgour ou de quinoa sans rigoler…

La palme de la beauté, de l’intelligence et de la sensibilité en bande dessinée revient à Un océan d’amour de Lupano et Panaccione. Une petite merveille, sans la moindre ligne de dialogue.

Voilà, autrement, j’ai attaqué l’année 2020 avec Servir Froid de Joe Abercrombie (un régal pour le moment) ainsi qu’un classique de 1966, des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes.

Rendez-vous début 2021 si le ciel me prête vie pour un nouveau bilan de lecture !

Et vous, des titres à me conseiller ?

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