A lire sur la plage : L’Homme maigre de Xavier Otzi

Depuis le temps que j’avais ce roman sous le coude et qu’on (n’est-ce pas Luce?) m’en avait dit le plus grand bien, il était plus que temps que je m’y mette aussi. Et je ne l’ai pas regretté (sinon je n’en parlerais pas ici, hein. Ceci est un blog po-si-tif)

La couverture, étrange et même un peu dérangeante, illustre très bien le personnage principal, Djool, fossoyeur et gardien de cimetière. Elle est signée Hekx, et je vous conseille d’aller voir son site ici : https://hekx-illustration.wixsite.com/hekx, vous verrez l’étendue de son talent et la variété de son travail.

Le roman : je l’ai lu d’une traite, tant le style est fluide et l’histoire prenante. Djool est un être hybride mi-homme mi-animal, dont on ne connaît pas l’origine. Il cherche à rencontrer les « vrais » humains, il se sait différent mais observe avec sensibilité et intelligence son environnement pour apprendre. Il joue du blues (rien que pour ça, je l’aime bien) et se rend parfois en ville pour acheter des cordes de guitare dans un magasin où on le traite aimablement. Djool est un solitaire qui ne demande qu’à se faire des amis.

Un escroc l’exploite, et le pousse à des actes qui lui paraissent révoltants.

Un taxidermiste maniaque aux hobbies soigneusement dissimulés et son frère enquêteur dans la police complètent le tableau.

Réflexion sur ce qu’est l’humanité, peinture tragique de la solitude ordinaire, quête d’identité, héritages de famille parfois lourds à porter, il y a tant de thèmes forts dans ce roman court à la plume légère que ses 200 pages passent vite. L’ambiance fantastique est remarquablement bien rendue, avec ce tutoiement entre la vie quotidienne ordinaire et l’extraordinaire que l’on surprend au détour d’une allée de cimetière. Le taxidermiste est un personnage particulièrement prenant. Il est vrai que sa profession est une mine pour une ambiance bizarre et décalée.

Pas de scènes très horribles, hein, je dis ça pour les âmes sensibles. L’auteur ménage ses effets et n’éprouve pas le besoin de nous mettre longuement mal à l’aise. Xavier Otzi n’a pas besoin d’en faire des tonnes pour nous tenir jusqu’au bout de son roman.

Voilà, je recommande, et bravo aux éditions Luciférines pour ce très bel opus soigneusement mis en valeur.

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